Cette page décrit la méthode de l’étude « Qui possède les centres d’audioprothèse en France ? ». Sources arrêtées au 3 août 2026 pour le recensement, au 4 août 2026 pour les enseignes et la détention.
Cette page décrit la méthode telle qu’elle a été appliquée : ce qui entre au recensement, comment la propriété est établie, ce que l’étude ne sait pas, et comment elle a été validée.
Elle n’est pas exhaustive, et il vaut mieux le dire que le laisser découvrir. Une version longue existe, qui détaille les arbitrages de classement, le choix de l’unité de compte et le résidu d’exhaustivité ; elle est conservée avec le journal de travail et les données ligne à ligne, et communicable sur demande aux journalistes, chercheurs et professionnels du secteur. Ces pièces ne sont pas diffusées, et la raison en est expliquée en bas de cette page.
Ce que l’étude compte
Un point de vente entre au recensement si, et seulement si, les deux conditions sont réunies :
- un établissement est enregistré au répertoire SIRENE, actif à ce jour, sous l’un des deux codes d’activité retenus : commerce d’articles médicaux (47.74Z) ou commerce d’optique (47.78A) ;
- au moins un audioprothésiste est inscrit à cette adresse à l’Annuaire Santé de l’Assurance maladie.
Le code d’activité ne fait pas le périmètre : il ne sert qu’à produire des candidats, c’est l’Annuaire Santé qui tranche. Le code 47.74Z couvre aussi l’orthopédie et le matériel médical, et le premier établissement rencontré à l’extraction était une pharmacie.
Aucun filtre sur le nom n’est appliqué. Un centre dont la raison sociale n’évoque rien d’auditif reste dans le recensement : c’est fréquent, et l’écarter aurait biaisé le résultat dans le sens de la thèse.
Pourquoi 5 404 et non 8 300
Les estimations professionnelles situent le parc autour de 8 300 centres. Notre critère est plus strict, et notre chiffre est un plancher assumé.
L’appariement se fait sur le code postal et la voie normalisée, avec égalité exacte, la même normalisation étant appliquée aux deux sources. Une adresse sur quatre de l’Annuaire Santé ne trouve aucune correspondance : adresses non normalisables, erreurs de saisie, exercice à une adresse différente de celle de l’établissement enregistré.
Quatre jeux de contrôle convergent : le recensement manque environ un tiers du parc. Le sous-comptage n’est pas uniforme, de l’ordre de 1,7 à 1,8 en zone dense ou moyenne, jusqu’à 2,7 en zone peu dense. Aucun facteur unique n’est applicable au parc national, et nous n’en publions pas.
Toutes les parts de l’étude se lisent sur ce plancher de 5 404.
Comment la propriété est établie
Chaque adresse est rattachée à l’établissement qui y exerce l’activité auditive, puis à la société qui l’exploite, puis au groupe qui détient cette société. Trois sources : le répertoire SIRENE, l’Annuaire des entreprises et les décisions publiques de l’Autorité de la concurrence.
Le rattachement d’une enseigne à un fabricant n’est retenu que s’il est établi par une pièce publique : décision d’autorité ou publication du groupe concerné. Les rapprochements commerciaux, accords d’approvisionnement et partenariats de marque ne valent pas détention et ne sont pas comptés.
Quand plusieurs établissements partagent une adresse, l’exploitant retenu est celui dont la raison sociale porte un marqueur d’activité auditive, ou celui qui relève d’une famille d’enseignes connue lorsqu’un seul candidat en relève. À défaut de départage, l’adresse n’est pas attribuée plutôt qu’attribuée au hasard : 216 adresses, 4 %, sont dans ce cas. Elles sont comptées à part et jamais réparties au prorata.
Ce que l’étude ne sait pas
L’enseigne est absente du registre dans un tiers des cas. 2 366 établissements sur 7 156 ne portent aucune enseigne, dans aucune des deux sources consultées. L’appartenance à un réseau y est invisible, et ces points de vente sont alors classés indépendants faute de signal contraire. Le biais est donc orienté dans un seul sens : un franchisé invisible au registre est compté indépendant, jamais l’inverse. La part d’indépendants publiée est un plafond.
Notre recensement capte mieux les grands réseaux que le parc diffus. Ils sont mieux enregistrés, à des adresses mieux formées, sous des raisons sociales plus lisibles. Le dénominateur sur-représente donc les réseaux, et la part détenue par un fabricant est un plafond pour la même raison.
La Corse-du-Sud et Mayotte sont absentes. Les adresses concernées n’ont trouvé aucun établissement actif à l’adresse exacte. Les 99 départements couverts ne sont pas les 101 de la France.
Trois niveaux de preuve sont distingués et non fondus. Pour 724 points de vente, la société qui exploite le centre appartient en propre au fabricant. Pour 199 autres, le contrôle est établi au niveau du groupe par une décision de l’Autorité, tandis que le capital des sociétés locales n’est pas public. Les 5 derniers sont rattachés par la seule enseigne portée au registre, leur exploitant étant une société tierce dont le capital n’est pas public. Le total est de 928, soit 17,2 %. Un lecteur retenant le seul critère strict retiendrait 13,4 %.
Validation
Cent adresses tirées au sort dans le recensement, tirage aléatoire stratifié à graine fixée, consigné au journal de travail. Validation close le 3 août 2026 : aucun faux positif. Vingt-quatre de ces adresses ont été confrontées à une source extérieure au registre ; les soixante-seize autres à une pièce publique du registre lui-même, c’est-à-dire contre l’instrument que cette étude teste. Seules les vingt-quatre premières portent donc la valeur du contrôle, et nous le disons plutôt que de compter les cent.
Un test adverse a été mené sur la même période, entre le 3 et le 4 août 2026, sur huit adresses choisies là où la raison sociale ne comportait aucun marqueur auditif, c’est-à-dire là où un faux positif serait le plus probable. Elles ont été contrôlées une à une : aucun faux positif non plus. Six ne portaient aucune enseigne à l’adresse contrôlée, et cinq n’en portaient nulle part, pas même au siège de leur société.
Ce second échantillon a été construit pour maximiser le phénomène qu’il illustre. Il ne mesure aucune fréquence, et il n’est pas représentatif. C’est le premier qui donne un taux d’erreur.
Une précision s’impose sur ce premier échantillon, et elle joue contre la simplicité du propos. Les vingt-quatre adresses confrontées à une source extérieure n’y ont pas été prises au hasard : elles couvrent la totalité des cinq adresses partagées avec un opticien et treize des vingt-quatre adresses à établissements multiples, contre six des soixante et onze adresses sans ambiguïté. Le contrôle externe a donc porté là où l’erreur était probable. C’est un choix, pas un tirage, et il rend le résultat plus exigeant qu’un sous-tirage aléatoire l’aurait été, non moins.
Position de l’éditeur
LeGuideAuditif.fr n’a aucun lien de capital avec un fabricant ni avec un réseau. Le site tire en revanche des revenus du marché qu’il décrit : abonnements de centres, affiliation, prestations aux professionnels. Il n’est pas un observateur extérieur, et le lecteur doit le savoir.
Aucun des groupes nommés dans l’étude n’est client du site, et ses abonnements payants sont concentrés sur une enseigne de franchise que l’étude ne cite pas, ainsi que sur quelques praticiens indépendants.
Les groupes cités n’ont pas été sollicités avant publication : l’étude ne repose sur aucune information qu’ils seraient seuls à détenir, chaque rattachement étant établi par une pièce publique. Toute pièce contraire adressée à la rédaction sera examinée et, si elle est fondée, donnera lieu à une correction publiée et datée.
Données
Les résultats sont publiés par catégorie et par département. Les données détaillées ne sont pas diffusées, et ne le seront pas : une partie des points de vente est exploitée par des personnes physiques, dont la raison sociale est le nom. Publier le fichier reviendrait à publier ces noms avec leur adresse.
Nous ne promettons donc aucune reproductibilité depuis un jeu de données. Ce qui est publié et opposable, c’est la méthode ci-dessus, et chaque rattachement pris un par un, sur pièce publique. Qui veut mener sa propre étude dispose des mêmes sources ouvertes que nous : SIRENE, l’Annuaire des entreprises et l’Annuaire Santé sont accessibles à tous.
L’auteur se tient à disposition de qui souhaite examiner le détail des calculs.